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E-commerce Paris 2016 : notre bilan !

22 septembre 2016 - Publié par Bertrand - Actualité, E-commerce

e-commerce Paris 2016 bilan
Le salon E-Commerce Paris est un des grands événements e-commerce en France et, comme chaque année depuis six ans, X2i y était. Profitons de l’occasion pour faire un bilan du marché et des tendances du secteur e-commerce ! Cette année, plusieurs sujets ont marqué le salon : une forte poussée du commerce connecté, les GAFA toujours plus forts, la mobilité incontournable et l’e-commerce international au centre des préoccupations. Sans oublier un stand X2i très animé et une ambiance tropicale pregnante…




E-commerce connecté et augmenté

commerce augmenté connecté
Le salon avait pour thème principal le commerce connecté et ce choix s’explique par des chiffres éloquents. La France compte désormais 36 millions d’acheteurs en ligne, la plupart équipés de smartphones. Les ventes sur mobiles ont augmentées de 38% en un an (comparaison 2e trimestre 2016 par rapport au 2e trimestre 2015) et près des ¾ des acheteurs ont déjà cherché des informations sur le web avant d’entrer dans un magasin physique.
Le web attire le client en magasin, le magasin prolonge l’activité sur le web : l’omnicanal était un sujet théorique il y a deux ans, il est un des sujets clés des projets actuels.

Le salon E-commerce est donc associé au salon Equipmag (équipement des magasins) pour offrir des passerelles entre les deux mondes. En effet, si les aspects opérationnels sont assez différents, l’expérience client est devenue unique.

Des solutions sont proposées pour répondre à ces nouveaux enjeux : les outils web intègrent les données d’activité des magasins, les magasins proposent du matériel qui intègre des applications web. Tous les aspects s’inter-connectent : les outils de paiement, la relation client, le merchandising, les animations commerciales, le SAV, la logistique…

Nous avons pu assister à de belles démonstrations : réalité augmentée, self-picking, paiement mobile en magasin, programme de fidélisation unifié et temps réel…

Côté matériel, les vendeurs ont trouvé le compromis idéal : la phablette. Elle permet d’avoir à portée de main les données des clients, les produits, les prix, les stocks, avec des interfaces web unifiées.

Bel exemple de convergence retail / e-commerce, Devatics a remporté la même semaine le Pass French Tech et le Paris Retail Awards 2016, catégorie Technologie, pour son offre OneStock qui agrège les stocks des canaux web et physiques.

Les GAFA dévorent l’e-commerce

gafa e-commerce paris
Les géants du web Google, Apple, Facebook et Amazon continuent leur marche forcée vers l’e-commerce. Connus pour leurs innovations constantes, ils ont été les premiers à proposer une personnalisation extrême de la relation client et à mettre en place des services d’achat simplifiés et ergonomiques pour les utilisateurs. Sur le salon, les GAFA ont été au coeur des échanges et des pratiques.

  • Amazon propose deux services innovants : les Ventes Flash, des promotions temporaires durant lesquelles une faible quantité d’un article populaire est bradée, et le nouveau concept d’ “Amazon launchpad”, auto-intitulé “tremplin de l’innovation” qui souhaite mettre à l’honneur chaque semaine des “produits uniques et innovants issus de startups”.

  • Apple s’est également démarqué sur le salon en apparaissant souvent dans les démos des exposants, grâce à Apple Pay, le nouveau service de paiement sans contact d’Apple disponible en France depuis le 19 juillet dernier.

  • Facebook a quant à lui été au centre de nombreuses conférences social media.
  • Ainsi, dans la conférence “Développez votre e-commerce avec Facebook et Instagram” par Effinity, un chiffre nous a particulièrement marqué : 20% du temps passé sur mobile est passé sur Facebook. Le groupe composé également de Whatsapp, Messenger et Instagram rassemble ainsi 1,65 milliards d’utilisateurs : une audience qu’il s’agit de capter durant la navigation mobile.
    Les marques doivent se saisir de cette opportunité car Facebook reste un outil indispensable pour le branding, pour générer du trafic et pour relancer des clients qui n’ont pas “converti”. Une des pistes de réflexion avancée est l’utilisation des Dynamic Product Ads qui permettent de toucher des personnes de façon très précise et selon une multitude de critères, afin d’adapter complètement le contenu à chaque utilisateur.

    La publicité devient ainsi plus impactante, d’autant qu’elle touche l’utilisateur dans un moment intime, avec un discours qui peut désormais lui être personnalisé. Dans les faits, cela peut permettre de valoriser des magasins physiques spécifiques lorsque certains utilisateurs passent à proximité pour les inciter à rentrer dans les boutiques. Facebook devient ainsi un CRM géant parfois plus performant que Google car il s’avère plus précis et permet de comparer plus d’informations simultanément.

  • Si Facebook souhaite capitaliser sur ces moments d’intimité qui rendent l’utilisateur plus vulnérable aux publicités ciblées, il n’est pas le seul à avoir saisi l’importance des micro-moments de consommation.
  • En effet, dans la conférence plénière “Capitaliser les moments de consommation” menée par François Loviton, directeur retail France de Google, nous avons pu ré-étudier le concept des “Google Moments” découverts lors du salon One to One à Monaco. Ces “moments” de consommation représentent donc ces micro-périodes de la journée durant lesquelles le consommateur est connecté à son smartphone ou son ordinateur, alors qu’il effectue une autre activité : trajet de bus, métro, salles d’attente, coupure publicitaire avant ou pendant un film, etc.

    nouveaux moments de consommation mobile

    L’enjeu des e-commerçants sera désormais la capitalisation de ces moments pour parvenir à capter l’attention du consommateur afin de l’inciter à acheter durant un laps de temps très court. Cela implique, par exemple, de réfléchir à un parcours d’achat simplifié, un one-step-checkout ou des boutons de “commande en 1 click”, déjà disponibles sur Amazon.

  • Enfin, Google a fait parler de lui en prouvant une nouvelle fois sa mainmise sur les normes SEO.
  • En effet, début septembre, il semble que Google ait modifié sans prévenir ses algorithmes de référencement. Les premières places des résultats de recherche ont massivement changé, sonnant l’alerte des outils de monitoring et remettant en question toutes les recommandations SEO connues jusqu’à présent. Même si le porte-parole de Google, John Mueller, a minimisé les modifications effectuées en parlant de “fluctuations normales”, l’outil Google Grump Rating et l’outil Mozcast ont mesuré de fortes perturbations et de nombreux changements dans les résultats, notamment sur les premières pages.

  • La deuxième grande nouvelle du mois concerne les pages AMP.
  • Rappelez-vous, en février dernier, Google avait lancé le format AMP, voué à accélérer l’affichage du contenu des pages web sur mobile. Le géant du web a annoncé début septembre sa volonté de faire remonter les pages indexées AMP dans les résultats de recherche mobile, invitant les e-commerçants à optimiser leurs plateformes pour les mobiles afin de ne pas perdre des places et chuter dans les résultats Google. De plus, le moteur de recherche a récemment déclaré que si une page avait son équivalent en AMP ou au sein d’une app indexée (via un « Deep Link »), ce serait la page AMP qui serait affichée. Cela pourrait donc contribuer à une baisse des impressions des apps indexées dans la Search Console, pour ceux qui ont aussi des pages AMP.

L’e-commerce international au cœur des problématiques des e-commerçants

e-commerce internationnal
L’e-commerce à l’international reste un sujet d’actualité. Si les e-commerçants ne pensent pas à l’expansion de leurs boutiques en ligne, cela va entraîner une hausse exponentielle du coût d’acquisition des nouveaux clients. La concurrence devient rude sur un terrain limité où le taux de pénétration du marché explose.
Le déploiement à l’international est donc une étape clé dans le développement d’une plateforme e-commerce. 64% des e-commerçants français vendent par exemple déjà à l’international (source : PayPal).

Lors d’une plénière organisée par la FEVAD, des acteurs majeurs tels que Menlook et Vestiaire Collective ont partagé leur vision quant à leur stratégie de déploiement en Europe.
Outre le fait d’aborder une démarche progressive, pays par pays, les acteurs ont tous convergé sur le fait d’envisager un déploiement selon 3 axes : le volume d’activité, les spécificités locales, et l’organisation.

Sur le premier axe, Marc Menasé (CEO et Fondateur de Menlook) a par exemple indiqué que les équipes ne lançaient pas de stratégie sur un pays, tant que celui-ci ne représentait pas au moins 1 million d’euros de CA par an.

Sur le second axe, les acteurs ont insisté sur le fait d’apprécier un pays selon ses spécificités locales, et notamment les modes de livraison et de paiement.
Enfin, dernier point à ne pas sous-estimer : l’organisation et la RH. Les différents intervenants n’envisagent pas de présence sur un pays sans avoir une équipe locale, maîtrisant la culture et les habitudes du pays. Même en Europe, les différences peuvent être très importantes.

Performances mobile et m-commerce toujours en progression

mobile commerce
Les dernières années ont souvent été « l’année du mobile ». Les utilisateurs sont de plus en plus nombreux à se connecter sur des terminaux mobiles – smartphones et tablettes – et ils passent de plus en plus de temps les yeux rivés sur leurs écrans. Le pourcentage de mobinautes est ainsi passé de 49,7% en 2013 à 61,4% en 2015, et nul doute que le chiffre sera encore plus élevé pour 2016.

Selon une infographie faite par Sociomantic, 84% des mobinautes surfent quasi-quotidiennement sur leur mobile, et le temps moyen passé chaque jour sur un mobile est estimé à 2h27. Indubitablement, cette utilisation massive du mobile a entraîné un développement conséquent du m-commerce : le CA du m-commerce est passé de 2,6 milliards d’€ en 2013 à 7 milliards d’€ en 2015. Ce CA a ainsi augmenté de 75% entre 2014 et 2015 alors que le CA du e-commerce n’a augmenté que de 11%. Le mobile est donc devenu un canal stratégique et un enjeu pour nombre d’e-commerçants, puisque dans certains secteurs ou contextes, il devient la première source de trafic. Aujourd’hui, on sait que plus de 6 millions de Français ont déjà acheté avec leur mobile.

Après la mise à jour de l’algorithme Google l’an passé, la plupart des sites proposent désormais une interface compatible mobile, soit via un thème responsive (responsive web design), soit via un thème adaptatif (adaptative web design).
L’idée est maintenant d’optimiser ces interfaces pour rendre le parcours fluide, dans un contexte de consultation mobile.


Les efforts se concentrent notamment sur la partie paiement, où les pages sont rarement optimisées. Des conférences de notre partenaire Adyen et de Stripe ont par exemple présenté quelques quick-wins pour fluidifier l’expérience sur cette page : détection automatique de la CB en fonction des premiers caractères saisis, auto-spacing des caractères 4 par 4 pour éviter les erreurs, compatibilité Apple Pay.

En parallèle, le volet performances est également un sujet de fond sur mobile. Une conférence de Fasterize présentait le contexte et les enjeux. Statistique intéressante : 53% des visites sont abandonnées si le site mobile met plus de 3s à charger (source : Google DoubleClick). Fasterize propose par exemple une solution qui se place entre l’utilisateur et le serveur, et permet d’optimiser le temps de chargement.

Côté metrics, Fasterize a évoqué les traditionnels « Loading time », « TTFB » (Time To First Byte) ou « Start render », mais a insisté sur la pertinence du Speed Index dans l’appréciation d’un temps de chargement.

Côté optimisation, les thèmes adaptatifs sont bien sûr préférés aux thèmes responsive (optimisation des contenus servis aux utilisateurs). La mise en place de http2 apporte également un plus. On note malgré tout un bémol sur la techno AMP qui revêt encore un intérêt limité pour le e-commerce.

Un stand X2i très animé !

mobile commerce
Le salon E-Commerce Paris 2016 a aussi été l’occasion d’annoncer non seulement notre rapprochement avec Clever Age, mais aussi le lancement de notre offre X2i Optim, un service d’optimisation continue de sites e-commerce. Lors d’un atelier animé avec notre partenaire CoScale, nous avons pu montrer la situation du marché français concernant le monitoring technique et business, les tendances dans l’analyse de data et les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour piloter son activité e-business par la data.

Il ne manquait que la piscine pour nous remettre de la chaleur torride qui régnait dans les halls…



Lien vers l’infographie complète sur « Le Commerce Augmenté ».

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1 commentaire

Une réponse à “E-commerce Paris 2016 : notre bilan !”

  1. Michel Roussel dit :

    Je dis bien bravo pour les organisateurs. Je pense que c’était un pari réussi avec un tel bilan. Vivement la prochaine édition.

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